Les absents des infos – des morts silencieuses

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Bruxelles – manifestation syndicale

 

Les JT du soir, grands rendez-vous de l’info, nous donnent à voir les événements d’un monde en proie à la violence ou aux scandales : la guerre en Syrie, les attentats, les affaires touchant des hommes politiques, les atteintes à la liberté de la presse. Des sujets plus légers ponctuent ces infos : la rentrée des classes, la naissance d’un panda à Pairi Daiza, une visite royale ou les premières fraises de la saison.

D’une certaine manière, les grands médias forgent notre perception de ce qui se passe dans le monde. Mais également de ce qui ne s’y passe pas. Je veux dire par là que les événements qui ne sont que très rarement relayés par les médias se voient exclus du paysage commun de la « représentation du monde ».

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Partir des besoins

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Marseille – quartier du Panier

 

« De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ».

Cette phrase, qui puise ses racines dans les mouvances socialistes du XIXème siècle, reste d’une grande actualité. Elle résume bien la préoccupation d’une société démocratique, qui devrait se soucier du bien-être de chacun, c’est-à-dire des conditions de vie concrètes de ses citoyens. Deux choses apparaissent dans cette phrase : la question des besoins et celle de la solidarité sociale.

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L’improbable neutralité des sciences économiques

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Paris – Quartier de La Défense

En 2013, le journal Le Soir titrait : « L’index nuit à la santé des entreprises »1. Loin d’être le seul à s’enquérir de l’état de santé de l’économie, de nombreuses publications expriment la même préoccupation et étendent leur sollicitude à la santé psychologique des « acteurs économiques » : « Les marchés plutôt optimistes pour 2017 »2, « Chili: les marchés inquiets de la grève à la mine de cuivre d’Escondida »3. D’autres fois, il est question du Belge : «  Voici combien le Belge épargne chaque mois »4, « Le Belge a épargné 12,5% de ses revenus »5, « Le Belge travaille près de trois ans de moins que l’Européen »6 .

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