Marx au XXIème siècle, toujours vivant (suite)

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2. La dimension politique

Nous terminions notre article précédent en citant la célèbre 11ème thèse sur Feuerbach :

« Les philosophes ont seulement interprété le monde de diverses manières, ce qui compte c’est de le transformer »1.

Belle introduction pour aborder l’autre aspect de l’œuvre de Marx, son apport concret et toujours actuel dans les luttes sociales, c’est-à-dire, sa dimension politique.

Difficile en effet de parler de Marx sans parler de politique. L’auteur, s’il fut un chercheur à part entière, de par l’ampleur et la rigueur de ses productions théoriques, était aussi un homme d’action. Sa prise de position dans les mouvements révolutionnaires de l’époque, sa participation active à diverses organisations ouvrières, son refuge en Belgique, puis son expulsion du pays, la mise en place de la première internationale ; tout cela en fait un personnage politique de premier plan. Une des caractéristiques essentielles de Marx est justement cette articulation intime et indissociable entre théorie et pratique.

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Le projet immobilier du marais Wiels en région bruxelloise, quand «réhabilitation» d’un quartier rime avec gentrification

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Dans un article précédent, nous abordions la question des besoins. Parmi ces besoins fondamentaux, figure un logement de qualité et au loyer abordable.

Le discours des initiateurs des vastes projets immobiliers qui touchent les grandes villes en font souvent miroiter le caractère « win-win » qui répondrait au problème du logement. Ainsi Citydev (la SDRB – Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale), dans un communiqué de presse défendait le partenariat public-privé : « Travailler avec des promoteurs au développement de leurs projets pour augmenter le nombre de logements » 1.

Mais derrière cette vision idyllique du développement urbain se cachent les conséquences sur la population modeste des quartiers cible. Lire la suite

Un gouvernement très marqué idéologiquement

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Haro sur les chômeurs

Tout nouveau ministre wallon de l’emploi, Pierre-Yves Jeholet (MR) se lâche dans une interview donnée à RTL : « Je veux dire à certains que le chômage n’est pas une rente. Je veux qu’ils fassent tous les efforts pour retrouver un job. Et que le Forem n’accepte plus cette culture de l’excuse mais les responsabilise. » « Un chômeur qui ne répond pas à une convocation, c’est anormal! Les règles doivent être appliquées strictement, les sanctions également« . Toujours dans le même registre, le ministre juge le Forem « trop gentil ».(1)

Dans une autre interview récente accordée à La Dernière Heure (2), le même ministre se déclarait intéressé par le projet du VDAB (équivalent du FOREM en région flamande, de contrôler sur quelles offres d’emploi cliquent les chômeurs afin d’évaluer leur « activation ».

Position agressive s’il en est à l’encontre des chômeurs. Non seulement écartés du marché de l’emploi par un manque de postes disponibles ou les exigences disproportionnées des employeurs, les demandeurs d’emploi se voient également être l’objet de contrôles tatillons et d’une suspicion de principe quant à leur volonté de travailler. Lire la suite

Partir des besoins

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Marseille – quartier du Panier

 

« De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ».

Cette phrase, qui puise ses racines dans les mouvances socialistes du XIXème siècle, reste d’une grande actualité. Elle résume bien la préoccupation d’une société démocratique, qui devrait se soucier du bien-être de chacun, c’est-à-dire des conditions de vie concrètes de ses citoyens. Deux choses apparaissent dans cette phrase : la question des besoins et celle de la solidarité sociale.

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