Marx au XXIème siècle, toujours vivant (suite)

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2. La dimension politique

Nous terminions notre article précédent en citant la célèbre 11ème thèse sur Feuerbach :

« Les philosophes ont seulement interprété le monde de diverses manières, ce qui compte c’est de le transformer »1.

Belle introduction pour aborder l’autre aspect de l’œuvre de Marx, son apport concret et toujours actuel dans les luttes sociales, c’est-à-dire, sa dimension politique.

Difficile en effet de parler de Marx sans parler de politique. L’auteur, s’il fut un chercheur à part entière, de par l’ampleur et la rigueur de ses productions théoriques, était aussi un homme d’action. Sa prise de position dans les mouvements révolutionnaires de l’époque, sa participation active à diverses organisations ouvrières, son refuge en Belgique, puis son expulsion du pays, la mise en place de la première internationale ; tout cela en fait un personnage politique de premier plan. Une des caractéristiques essentielles de Marx est justement cette articulation intime et indissociable entre théorie et pratique.

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1917 dans les médias, une compassion à sens unique

Février 1917 (mars , calendrier grégorien), manifestation à Pétrograd.

Février 1917 (8 mars, selon le calendrier grégorien), manifestation à Petrograd

 

Voici cent ans, la révolution d’octobre bouleversait le paysage politique et social de la Russie. Anniversaire traité par les médias dans des tonalités assez contrastées, allant du documentaire historique plus ou moins objectif au reportage focalisé sur l’aversion des classes privilégiées pour cette révolution1.

 

1. Une « commémoration » partiale

Quatre reportages

La RTBF a choisi de commémorer l’événement par des reportages intégrés à ses JT et sensés relater les conséquences de la révolution russe. Lire la suite

Quand les mots permettent de ne pas penser

Michel parlement

On sait que le monde politique fait un usage abondant de qualificatifs visant à discréditer leurs adversaires ( 1 ).

Certains termes sont particulièrement à la mode tels que conservateurs, passéistes, résistants au changement, populistes, etc…

Termes à significations variables, selon qui les prononce, selon le destinataire, et selon l’objectif poursuivi. Ainsi, pour les partis de droite et les représentants du patronat, la méthode consiste à traiter les partis progressistes de conservateurs lorsqu’ils s’opposent aux mesures de régression sociale, les syndicats se voient taxés de résistants au changement lorsqu’ils défendent les conquêtes sociales faites au prix de luttes parfois dramatiques, les défenseurs de l’État social se voient relégués parmi les passéistes. Lire la suite