Quand le bleu se mêle au brun

BlogDéfranckenisé

Soyons Classes a pour vocation de se consacrer plus à l’analyse critique qu’à la polémique.

Mais les événements récents qui touchent les migrants – rafles au parc Maximilien, renvoi vers le Soudan de réfugiés qui risquent la torture et la mort – nous incitent à réagir.

Il ne faut pas être un grand politologue pour constater que le premier ministre, Charles Michel, est prêt à avaler toutes les couleuvres pour mettre en œuvre son programme économique. Le soutien de la NVA offre en effet, à lui et à son parti, une occasion en or (c’est le cas de le dire) de changer radicalement la société dans le sens voulu par les représentants du patronat (FEB, VOKA, etc…), avec pour résultat d’aboutir à une société où la solidarité sociale s’effacerait pour faire place à l’individualisme exacerbé de l’idéologie entrepreneuriale, et tant pis pour ceux, nombreux, qui resteront au bord du chemin.

Quasi aucune voix ne s’est élevée parmi les libéraux, excepté celle de Hervé Hasquin, pour protester contre cette dérive très droitière qui rappelle d’autres époques.

C’est le sens qu’il faut donner au titre de ce billet, « quand le bleu se mêle au brun ».

Les absents des infos – des morts silencieuses

vignette manif CR

 

Bruxelles – manifestation syndicale

 

Les JT du soir, grands rendez-vous de l’info, nous donnent à voir les événements d’un monde en proie à la violence ou aux scandales : la guerre en Syrie, les attentats, les affaires touchant des hommes politiques, les atteintes à la liberté de la presse. Des sujets plus légers ponctuent ces infos : la rentrée des classes, la naissance d’un panda à Pairi Daiza, une visite royale ou les premières fraises de la saison.

D’une certaine manière, les grands médias forgent notre perception de ce qui se passe dans le monde. Mais également de ce qui ne s’y passe pas. Je veux dire par là que les événements qui ne sont que très rarement relayés par les médias se voient exclus du paysage commun de la « représentation du monde ».

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L’improbable neutralité des sciences économiques

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Paris – Quartier de La Défense

En 2013, le journal Le Soir titrait : « L’index nuit à la santé des entreprises »1. Loin d’être le seul à s’enquérir de l’état de santé de l’économie, de nombreuses publications expriment la même préoccupation et étendent leur sollicitude à la santé psychologique des « acteurs économiques » : « Les marchés plutôt optimistes pour 2017 »2, « Chili: les marchés inquiets de la grève à la mine de cuivre d’Escondida »3. D’autres fois, il est question du Belge : «  Voici combien le Belge épargne chaque mois »4, « Le Belge a épargné 12,5% de ses revenus »5, « Le Belge travaille près de trois ans de moins que l’Européen »6 .

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